Eau potable : Qualité de l'eau

 

Partie 5 : La qualité de l’eau

 

  1. D’où vient l’eau de mon robinet ?

  2. Où peut-on se renseigner sur la qualité de l’eau ?

  3. Qui contrôle l'eau du robinet ?

  4. Quels gestes pour profiter d’une eau de meilleure qualité ?

  5. Eau du robinet ou eau en bouteille ?

  6. Peut-on avoir confiance dans l'eau du robinet ?

  7. Puis-je boire l’eau de mon puits ?

  8. Comment faire analyser l’eau de mon puits ?

  9. La qualité de l’eau est-elle la même partout ? Sinon pourquoi ?

  10. Comment la qualité de l'eau est-elle évaluée?

  11. Le calcaire nuit-il à la santé ?

  12. L’Eau a parfois un aspect laiteux temporaire. Qu’est-ce que c’est ?

  13. L’Eau de distribution a parfois une odeur et un goût de chlore. Le chlore est-il bien nécessaire ? N’est-ce pas dangereux?

  14. Pourquoi mon eau a-t-elle parfois un arrière-goût?

  15. Que doit faire un distributeur d’eau potable en cas de dépassement des valeurs réglementaires ? 

  16. Que peut faire un particulier pour savoir s’il y a du plomb dans son eau ?

  17. Un locataire peut-il exiger de son propriétaire qu’il supprime les canalisations en plomb ?

  18. Dois-je installer un adoucisseur dans ma maison ?

  19. Peut-on utiliser l’eau du robinet pour les biberons ?

 

Question 35 : D’où vient l’eau de mon robinet ?

 

Quatre ressources souterraines permettent d’alimenter en eau potable les 135 000 habitants de la ville d'Amiens et une grande partie des communes voisines. La quatrième a été mise en service en automne 2007.

Huit communes ont leur propre ressource : Blangy Tronville, Estrées sur Noye, Glisy, Poulainville, Saleux, Saveuse, Remiencourt et Vers sur Selle.

Cinq communes sont alimentées par des ressources extérieures à Amiens Métropole : Boves, Longueau par le Syndicat du Santerre via le réservoir de Gentelles, Grattepanche et Saint Sauflieu par le captage d’Oresmaux, et enfin Thézy Glimont par le syndicat de Berteaucourt les Thennes et son captage

Par soucis de sécurité, ces ressources sont interconnectées.

 

Question 36 : Où peut-on se renseigner concernant la qualité de son eau ?

 

Tout consommateur désireux de connaître les résultats des analyses de la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) sur la qualité de l'eau potable de sa commune peut les demander à sa mairie (affichage obligatoire en mairie) ou auprès de son distributeur d'eau (certaines mairies envoient une information annuelle avec la facture d'eau).

Une fois par an, les résultats de la qualité de l'eau du robinet de votre commune vous sont transmis avec votre facture par la DDASS.

Par ailleurs la qualité de l'eau du robinet de nombreuses communes est consultable sur Internet

 

Question 37 : Qui contrôle l'eau du robinet ?

La qualité de l'eau est soumise en permanence à un double contrôle afin de garantir une totale innocuité pour la santé. Le contrôle officiel est réalisé par la DDASS (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) à partir de prélèvements après traitements, sous l'autorité du préfet. Les entreprises de services d'eau contrôlent également la qualité des eaux distribuées et la conformité aux normes selon des procédures très rigoureuses.

 

Question 38 : Quels gestes pour profiter d'une eau de meilleure qualité ?

 

  • laisser couler l'eau quelques instants avant de la boire,

  • ne préparez jamais vos boissons à partir d'eau chaude du robinet, notamment si vous avez un cumulus (la température de l'eau, limitée à 60° maximum pour éviter les brûlures, n'est pas assez élevée pour tuer les microbes et autres micro-organismes, mais suffisante pour que certains puissent se développer, comme par exemple les légionnelles. Cet inconvénient n'existe pas avec un chauffe eau instantané),

  • faire bouillir régulièrement les disques des mitigeurs, qui peuvent être source de contamination de l'eau.

 

 

 

 

Question 39 : Eau du robinet ou eau en bouteille ?

 

La consommation d'eau en bouteille a doublé en 20 ans. Pourtant, l'eau du robinet est 100 fois moins chère que l'eau en bouteille et son impact environnemental est 1 000 fois moindre (elle génère en particulier beaucoup moins de déchets et son impact sur le réchauffement climatique est aussi bien plus limité).

Malgré tout, le consommateur peut être tenté par l'eau en bouteille. Il peut s'agir d'eau de source qui obéit aux mêmes critères de potabilité que l'adduction publique mais sans subir de désinfection, ou d'eau minérale. Cette dernière ne respecte généralement pas, sur le plan de la minéralisation, les critères fixés par la réglementation sur l'eau potable. Leurs vertus médicinales ont souvent été reconnues au siècle dernier.

 

Question 40 : Peut-on avoir confiance dans l'eau du robinet ?


Les normes européennes en vigueur dans notre pays se traduisent par des exigences sanitaires très élevées. Ainsi, l'eau potable en France est l'un des produits alimentaires les plus surveillés et les plus sûrs.
Compte tenu de la sévérité des normes, des traitements mis en oeuvre et de la surveillance exercée, toute eau distribuée "au robinet" peut être consommée sans danger (sauf restriction communiquée par le maire ou le préfet).

 

Question 41 : Puis-je boire l’eau de mon puits ?


Pourquoi pas, si elle est potable en permanence et de façon vérifiée (par un laboratoire d’analyses). Ceci n’est généralement pas le cas, et il est préférable de s’en servir pour autre chose (arrosage, jardin) sans risquer de la consommer.
Il est bien sûr strictement interdit de brancher l’eau de son puits sur le réseau d’eau potable. Vous pourriez être responsable d’un retour d’eau polluée vers le réseau public, qui pourrait avoir de graves conséquences.


Question 42 : Comment faire analyser l'eau de mon puits ?


Vous pouvez vous adressez à la DDASS qui vous fournira le nom du laboratoire agréé par le ministère de la santé dans votre département. La liste des laboratoires agréés est régulièrement mise à jour par arrêté ministériel.

 

Question 43 : La qualité de l’eau est-elle la même partout ? Sinon pourquoi ?

Non. Tout en étant potable l’eau du robinet présente des caractéristiques différentes selon les ressources d’origine et selon les mélanges susceptibles d’être opérés avant distribution.

Question 44 : Comment la qualité de l'eau est-elle évaluée?

Pour déterminer la qualité de l'eau des agences certifiées prélèvent des échantillons, c'est à dire de petites quantités d'eau qui peuvent être analysées en laboratoire. Les laboratoires testent différents facteurs sur ces échantillons, et vérifie s'ils répondent aux normes de qualité de l'eau.
Un de ces facteurs est le nombre de colonies de la bactérie coliforme, c'est un indicateur de qualité pour l'eau potable et l'eau de baignade. Un autre facteur est la concentration de certains polluants et d'autres substances telles que les agents d'eutrophication.

Question 45 : Le calcaire nuit-il à la santé ?

L'eau est un excellent agent solvant et lessivant. En s'écoulant dans la nature, elle passe sur des pierres et s'infiltre à travers des lits de caillasse et le sous-sol. Elle emporte ainsi de précieux sels minéraux, dont le carbonate de calcium, mieux connu sous le nom de calcaire. Plus l'eau a une teneur élevée en calcaire, plus on dit qu'elle est dure. Loin de nuire à la qualité de l'eau, cela lui confère un meilleur goût.

Toutefois, la dureté de l'eau peut avoir un impact négatif sur les installations domestiques: en effet, lorsque l'eau entre en contact avec des substances alcalines comme le savon, lorsqu'elle est chauffée, qu'elle s'évapore ou qu'elle sèche, le calcaire se précipite et forme ce qu'on appelle le tartre. L'entartrage est un phénomène qui concerne avant tout les chauffe-eau, les machines à laver, les têtes de douche et les conduites d'eau chaude. Il faut donc entretenir les appareils ménagers en conséquence et le dosage des lessives doit être adapté à la dureté de l'eau.

Question 46 : L’eau a parfois un aspect laiteux temporaire. Qu’est-ce que c’est ?

L’aspect laiteux que présente l’eau au robinet ne provient pas de l’excès de produits chimiques comme la chaux éteinte, le chlore ou le sulfate d’alumine utilisés pour traiter l’eau, ni à n’importe quelle autre substance, contrairement à ce que pensent la plupart des consommateurs. Pour s’en convaincre, il suffit de prélever l’eau dans un verre (blanc) et le porter à la hauteur des yeux. Le constat fait est que l’eau s’éclaircit de bas vers le haut et donne l’apparence de bouillir à la surface. En réalité, l’aspect laiteux est dû à la présence de fines bulles d’air dans l’eau qui dégage en remontant à la surface au prélèvement après quelques secondes, et l’eau redevient parfaitement claire.

D’où proviennent ces bulles d’air ? Lors d’une baisse de pression ou d’une élévation de température, la solubilité de l’air dans l’Eau diminue, alors de très fines bulles d’air peuvent se former dans l’Eau. Le jeu de la lumière lui donne alors cet aspect laiteux caractéristique. Ce phénomène n’a aucune influence sur la qualité intrinsèque de l’Eau.

Question 47 : L’eau de distribution a parfois une odeur et un goût de chlore. Le chlore est-il bien nécessaire ? N’est-ce pas dangereux ?

Pour assurer une bonne désinfection de l’eau et éviter une post-contamination pendant le stockage et la distribution de l’Eau Potable, des produits chimiques ayant des pouvoirs rémanents sont utilisés. C’est le cas du chlore consommé sous forme d’eau de javel, d’hypochlorite de calcium, de dioxyde de chlore ou de chlore gazeux. Il subsiste dans l’Eau du fait de son pourvoir rémanent, des produits résiduels dont le but est de neutraliser les microorganismes qui s’introduiront incidemment dans les canalisations.

La désinfection de l’eau de distribution au chlore sous n’importe quelle forme est alors une des principales mesures prises pour s’assurer qu’aucune contamination bactérienne ne puisse survenir pendant le transport dans les conduites et pour conférer à l’Eau une qualité microbiologique irréprochable.

Le taux de chlore résiduel, est de l’ordre de 0,1 à 1,2 mg/L et ces doses quoique perceptibles demeurent sans danger pour la santé du consommateur, le chlore étant totalement digéré dans l’estomac. L’odeur de médicament ressenti par les consommateurs au robinet de leur domicile est due à l’évaporation du chlore.

Question 48 : Pourquoi mon eau a-t-elle parfois un arrière-goût?

L'arrière-goût de votre eau peut provenir de plusieurs sources. Les matières organiques naturelles contenues dans les réservoirs d'eau de surface peuvent parfois produire une odeur et un goût marécageux ou de moisi durant les mois d'été et d'automne. La corrosion des tuyaux peut produire un goût métallique. Il suffit de mettre l'eau dans un contenant et de le laisser dans le réfrigérateur pendant la nuit réduira ou éliminera l'arrière-goût. 

Question 49: Que doit faire un distributeur d’eau potable en cas de dépassement des valeurs réglementaires ? 

De façon générale, l’exploitant doit signaler tout dépassement aux autorités sanitaires et au maire, et ce quel que soit le paramètre concerné (limite ou référence de qualité). Il doit en outre prendre toutes les mesures correctives immédiates nécessaires (information des abonnés, interventions techniques…).

Si ces dispositions ne suffisent pas à ramener la qualité de l’eau en deçà des seuils réglementaires, une procédure de dérogation peut être mise en œuvre par l’exploitant. Celle-ci n’est toutefois pas applicable aux paramètres microbiologiques dont le respect ne souffre aucune exception.

Pour les paramètres chimiques des limites de qualité, s’il n’est pas possible de rétablir une situation normale rapidement, le distributeur doit déposer une demande de dérogation auprès des autorités sanitaires (art. R1321-31 et suivants du CSP). C’est le préfet qui détermine si des mesures de restriction (voire de suspension) de la distribution doivent être mises en œuvre compte tenu du risque sanitaire. Si un tel risque n’existe pas, une dérogation peut être accordée à l’exploitant, pour un délai allant jusqu’à 3 ans. Durant cette période, des obligations particulières de suivi et d’analyse sont imposées à l’exploitant.

En vertu de l’article R1321-3 du code de la santé publique, "
les eaux destinées à la consommation humaine doivent satisfaire à des références de qualité". Toutefois ces références de qualité sont des valeurs indicatives établies à des fins de suivi des installations de production et de distribution d’eau et d’évaluation de risques pour la santé des personnes. Les dépassements n’appellent pas de procédure de demande de dérogation mais doivent toutefois être analysés par l’exploitant comme des indicateurs de dysfonctionnement le conduisant à mettre en œuvre d’éventuelles mesures de correction.

Question 50: Que peut faire un particulier pour savoir s’il y a du plomb dans son eau ?

 

Plusieurs démarches sont envisageables :
- connaître la nature du branchement public, auprès du service d’eau ;
- repérer la nature des réseaux intérieurs : dans les immeubles construits après 1955, le plomb n’était généralement plus utilisé. Pour les logements plus anciens, le professionnel sollicité devra appliquer une norme technique détaillant la procédure de repérage (norme NF P41-021). Il est à noter que le repérage des canalisations en plomb est préférable à la réalisation d’un grand nombre d’analyses d’eau compte tenu des difficultés d’interprétation des résultats d’analyses ;
- tenir compte de la nature de l’eau : le potentiel de dissolution du plomb n’est pas toujours le même selon les caractéristiques physico-chimiques de l’eau. L’arrêté du 4 novembre 2002 a établi un classement en 4 familles (potentiel très élevé, élevé, moyen ou faible) ; si cela ne préjuge pas de la concentration réelle de plomb dans l’eau, cela permet toutefois de hiérarchiser les priorités d’intervention ;
- faire procéder à des analyses d’eau : si au vu des démarches ci-dessus le risque de concentrations élevées en plomb semble fort, il est préférable de faire procéder à une analyse de l’eau consommée. En effet, compte tenu du nombre de facteurs influant sur la concentration réelle (temps de stagnation dans les canalisations, température de l’eau, etc.), ces démarches ne fournissent que des indices. Il est alors préférable de s’adresser à un laboratoire agréé par le Ministère de la santé. La solution qui peut être recommandée à un particulier pour apprécier la situation quant à la présence de plomb dans l’eau consiste à réaliser deux prélèvements, l’un après trente minutes de stagnation et l’autre après écoulement. La circulaire DGS SD7A n°2004-45 du 5/02/2004 détaille cette démarche (cf. chapitre IV). Elle fournit également des éléments pour l’interprétation des résultats.

A noter que cette procédure se distingue de celle appliquée dans le cadre du contrôle sanitaire réalisé par les DDASS.

 

Question 51: Un locataire peut-il exiger de son propriétaire qu’il supprime les canalisations en plomb ?

 

Le propriétaire bailleur est tenu de remettre au locataire "un logement décent". Cette notion est définie par le décret n°2002-120 du 30 janvier 2002 qui retient notamment comme critère : "La nature et l’état de conservation et d’entretien (…) des canalisations (…) ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires".

Le locataire peut donc demander la mise en conformité des équipements du logement avec ces dispositions, sous réserve qu’il rapporte la preuve de la réalité de ce risque manifeste pour sa santé et sa sécurité physique. Cela est sans effet sur la validité du contrat en cours.
A défaut d’accord entre les parties, le juge saisi détermine, le cas échéant, la nature des travaux à réaliser et le délai de leur exécution. A défaut de mise en conformité effectuée dans les conditions précitées, le juge peut réduire le montant du loyer. Ces dispositions, établies par la loi SRU de décembre 2000 (art. 187), sont applicables aux contrats en cours.

Question 52 : Dois-je installer un adoucisseur dans ma maison ?

En général, on considère injustement le tartre comme étant un signe de malpropreté. Il est possible de prévenir la formation de tartre en installant un adoucisseur sur l'arrivée d'eau. Mais dans la plupart des cas, ces appareils sont superflus et nuisent à l'environnement. On distingue deux types d'adoucisseur: les échangeurs d'ions à action chimique et les échangeurs d'ions à action physique.

Question 53 : Peut-on utiliser l'eau du robinet pour préparer les biberons ?

Il est recommandé de donner aux nourrissons de moins de 6 mois une eau contenant moins de 15 mg par litre de nitrates. L'eau du robinet, dés lors qu'elle est conforme aux normes de qualité, peut être utilisée sans restriction pour les enfants de plus de 6 mois. Il est recommandé de laisser couler l'eau quelques minutes avant de l'utiliser et de ne jamais utiliser l'eau chaude du robinet pour préparer les aliments ou les boissons.

Commentaires (1)

1. le guillant 20/05/2011

[/b]Bonjour,
Mon chat vomit,voir même du sang,le veterinaire l'a soigné pour un problème d'estomac;il allait mieux mais voilà que ça recommence.Une remarque c'est que lorsque je le ramène à une autre adresse il n'est pas malade,alors on m'a conseillée de lui donner de l'eau en bouteille ,et depuis il se porte bien!
Aussi je m'inquiète de la qualité de mon eau car si c'est le cas,dois-je continuer à en consommer?[b]
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